À venir… !

Lundi 22 novembre 2021 à 20h30
« SONS OF FUKUSHIMA »
0h50 / Documentaire
De Beth Murphy, Beth Balawick
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Une maison ancestrale contaminée. Une longue tradition d’élevage interrompue.
Filmé sur une période de cinq ans, SON OF FUKUSHIMA combine action en direct et animation, pour peindre un portrait intime et délicat d’une famille touchée par deux tragédies nucléaires – Hiroshima et Fukushima.

L’avis du comité documentaire de CINA :

Nous sommes en immersion dans la vie de Saichi et sa famille durant plusieurs années. Rare famille ayant subi deux catastrophes nucléaires (Hiroshima et Fukushima).
Saishi est fermier, étant l’ainé de sa famille il a repris l’exploitation familiale comme le veut la tradition. Suite à la catastrophe de Fukushima il est contraint de quitter sa ferme et être relogé le temps que l’Etat décontamine ses terres et l’autorise à y retourner.Avec connivence et générosité, les deux réalisatrices nous proposent d’accompagner Saishi durant les années de décontamination, au cœur des problématiques du plus grand processus de nettoyage radioactif que le monde n’ait jamais connu, et Saishi doit également faire face à d’autres questionnements, notamment ses responsabilités envers ses parents vieillissants.

Tout ceci fait de Son of Fukushima un film touchant et très fin pour décrire une situation inimaginable par le parti-pris du cinéma immersif, avec des touches de cinéma d’animation dans les allers-retours dans le passé de cette famille et ce pays.
Son of Fukushima est un documentaire tout en pudeur et en retenue à l’image de la culture japonaise.

MOIS DU DOC

Lundi 29 novembre 2021 à 20h30
« SILENT VOICE »

2020 / 0h51 / Documentaire

De Reka Valerik

Jeune espoir du MMA (Mixed Martial Arts) Khavaj a fui la Tchétchénie lorsque son frère a découvert son homosexualité et promis de le tuer, sous la pression des persécutions du régime de Kadyrov. Arrivé à Bruxelles, et devenu mutique face au choc de l’exil, le seul lien que Khavaj garde avec la Tchétchénie sont les messages vocaux que lui envoie sa mère.
Le film dépeint les premiers mois de Khavaj en Belgique où, en vivant dans l’anonymat le plus total pour échapper à la diaspora tchétchène, il va tenter de construire une nouvelle identité.

L’avis du comité diffusion de CINA

Silent voice est de ces films qui marquent, auxquels on pense encore longtemps après les avoir visionnés. Le film est dur, violent. De Khavaj on ne connaitra ni la voix, ni le visage. Seulement un corps qui à lui seul exprime toute la colère, la violence, la rage, mais aussi parfois la joie de celui qui tente de reconstruire sa vie dans l’exil. Et puis il y a les voix. Celle que l’on entend plus, la sienne, et celle dont les messages sur le répondeur rythment le film : la mère.

Silent voice nous parle de liberté et nous rappelle qu’ailleurs elle reste encore parfois à conquérir.

MOIS DU DOC