Ciné – Opéra

Programme différé annuel des Opéras et Ballets à la Bobine avec, une nouveauté cette année, une Comédie musicale américaine :

Film Résumé Dates



OPERA

Rigoletto

de Verdi

ENREGISTRÉ AU FESTIVAL D’AIX-EN-PROVENCE

 

 

Réalisation : François Roussillon
2h13 plus un entracte

« La malédiction ! » C’est parce qu’ils savent le tragique de toute existence que les bouffons de profession peuvent exercer leur métier. Du moment qu’il est maudit par un père outragé, Rigoletto comprend que cet anathème produira tôt ou tard ses effets, quand son maître, l’insouciant Duc de Mantoue, n’en a cure. Or c’est précisément en voulant se soustraire à la catastrophe que Rigoletto la provoque. A trop vouloir protéger sa fille Gilda des tumultes du monde, il finit par la perdre.
En adaptant ce mélodrame flamboyant de Victor Hugo, Giuseppe Verdi a composé l’un de ses plus grands chefs-d’œuvre. Car loin de se complaire dans les situations sordides et violentes, le compositeur italien bariole Rigoletto de fêtes débridées, de déclarations enamourées et de duos enivrés entre un père et sa fille. Avec cet ouvrage cinglant qu’il n’avait encore jamais abordé, le metteur en scène Robert Carsen effectuait un retour attendu au Festival d’Aix-en-Provence. Il s’associait au chef d’orchestre Gianandrea Noseda, porte-flambeau de la grande tradition des maestri italiens dévoués aux fureurs verdiennes.

Opéra un prologue et trois actes (1851) / Musique de Giuseppe Verdi (1813-1901) / Livret de Maria Piave / d’après Le Roi s’amuse de Victor Hugo

Direction musicale : Gianandrea Noseda / Mise en scène : Robert Carsen / London Symphony Orchestra / Estonian Philharmonic Chamber Choir

George Gagnidze, Rigoletto / Irina Lungu, Gilda / Arturo Chacon Cruz, Il Duca di Mantova / Gábor Bretz, Sparafucile / Jose Maria Lo Monaco, Maddalena / Michèle Lagrange, Giovanna / Arutjun Kotchinian, Il Conte di Monterone / Julien Dran, Borsa / Jean-Luc Ballestra, Marullo / Maurizio Lo Piccolo, Il Conte di Ceprano / Valeria Tornatore, La Contessa di Ceprano / Paggio

dimanche

28 octobre

2018

à 17h




OPERA

La vie parisienne

d’Offenbach

ENREGISTRÉ À L’OPÉRA NATIONAL DE LYON

 

Réalisation : François Roussillon
2h20 plus un entracte

La Vie parisienne fut créée en octobre 1866, à la veille de la grande exposition universelle. Offenbach est au sommet de sa gloire, dans un Paris plus que jamais ville des plaisirs. L’œuvre se veut comme une caricature de la société de l’époque, alimentée par sa folle poursuite de l’amour, ses fêtes mondaines et son pétillement continu…
Le baron de Gondremarck vient de débarquer à Paris, il est suédois. C’est froid la Suède, c’est austère et les hivers sont longs. C’est pourquoi le baron veut profiter de son séjour pour rattraper le temps perdu et « s’en fourrer jusque-là ». Mais il est accompagné de sa femme, une baronne suédoise… Cette beauté scandinave, le vicomte Raoul de Gardefeu veut la séduire et, si possible, beaucoup plus… Pour y réussir, il s’improvise guide du couple, l’installant dans son hôtel particulier qu’il fait passer pour le Grand Hôtel. Et pour mieux l’avoir elle, pour lui il organise des fêtes en trompe-l’oeil, avec de faux invités en pagaille – veuve de colonel, major, prince, amiral… – et de vraies Parisiennes pour de vraies séductions… Le baron s’en grise.Opéra-bouffe en quatre actes (1873) / Musique de Jacques Offenbach / Livret de Henry Meilhac et Ludovic HalévyDirection musicale : Sébastien Rouland / Mise en scène et costumes : Laurent Pelly / Orchestre et Chœurs de l’Opéra national de LyonMarc Callahan, Bobinet / Jean-Sébastien Bou, Raoul de Gardefeu / Maria Riccarda Wesseling, Metella / Laurent Naouri, Le Baron de Gondremarck / Michelle Canninnioni, La baronne / Marie Devellereau, Gabrielle / Jean-Paul Fouchécourt, Frick / Jesus Garcia, Le Brésilien / Christophe Mortagne, Prosper / Brigitte Hool, Pauline / Jean-Louis Meunier, Urbain / Claire Delgado-Boge, Léonie

dimanche

25 novembre

2018

à 17h




COMÉDIE MUSICALE

Show Boat

de Jerome Kern

ENREGISTRÉ AU SAN FRANCISCO OPERA

 

2h25 plus un entracte

 


Un classique de la comédie musicale américaine au succès jamais démenti depuis sa création à Broadway en 1923.

Show Boat a marqué l’histoire du musical, et ce à plus d’un titre. D’abord, il est considéré comme le précurseur des musicals de Broadway, car pour la première fois on adaptait un roman tragique en spectacle musical, s’opposant ainsi à l’opérette et à la « musical comedy » beaucoup plus légères, en vogue à l’époque. Différents genres musicaux typiquement américains ont été mélangés, et ce, au service de la narration. Ensuite, parce qu’ont été pour la première fois réunis sur une même scène des artistes blancs et noirs. Enfin, il se distingue à l’époque par un choix de thème risqués, centrant une partie de l’intrigue sur le racisme et la ségrégation à l’égard des noirs, par le biais d’un personnage métis ; ceci, dans une Amérique qui ne connait pas encore Martin Luther King, qui naîtra seulement deux annéees plus tard.

Show Boat nous raconte les tribulations des acteurs et chanteurs d’un bateau-spectacle durant presque un demi-siècle, entre les annéees 1880 et 1927. Le spectacle suit leurs aventures et échecs amoureux, et notamment les difficultés rencontrées par Julie, chanteuse principale du bateau déchue après la découverte de ses origines noires. Si l’acte 1 se déroule sur le bateau, le second nous emmènera également dans le Chicago de la fin des années 1920. Le musical comporte 26 chansons, réparties équitablement dans chaque acte (en comptant les reprises de thêmes), parmi lesquelles la célèbre « Ol’ Man River », qui suscita la polémique en son temps, une partie de la communauté noire s’offensant de l’idée que des auteurs blancs prétendent reproduire le langage noir de l’époque. (© Music Avenue.fr)

Comédie musicale en deux actes / Musique de Jerome Kern / Livret de Oscar Hammerstein II / D’après le roman Show Boat de Edna Ferber

Direction musicale: John DeMain / Mise en scène: Francesca Zambello / Orchestre: San Francisco Orchestra

Heidi Stober, Magnolia Hawks / Michael Todd Simpson, Gaylord Ravenal / Bill Irwin, Cap’n Andy Hawks / Patricia Racette, Julie La Verne / Renée Simpson, Queenie Angela / Harriet Harris, Parthy Ann Hawks / Kirsten Wyatt, Ellie Mae Chipley / Morris Robinson, Joe / John Bolton, Frank Schultz

dimanche

16 décembre

2018

à 17h




BALLET

La Belle au bois dormant

de Rudolf Noureev

ENREGISTRÉ À L’OPÉRA BASTILLE

 

Présenté par Brigitte Lefèvre, Directrice de la Danse de l’Opéra national de Paris
Réalisation : François Roussillon
2h46 plus un entracte

« Ballet des ballets », comme le qualifiait Rudolf Noureev, La Belle au bois dormant demeure un des joyaux du patrimoine de la danse. Virtuosité, somptuosité des décors et costumes recréent la splendeur de l’un des plus brillants chefs-d’œuvre du répertoire. Créé en 1890 au Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg, il est l’œuvre conjuguée du chorégraphe Marius Petipa et du compositeur Tchaïkovski. S’inspirant du conte de Charles Perrault, ils conçoivent un « ballet féerie » où s’entremêlent le rêve et la réalité, où fées et marraines, forces du Bien et du Mal se disputent le sort de deux jeunes gens. Il faut attendre 1989 pour que Rudolf Noureev remonte l’œuvre pour le Ballet de l’Opéra d’après la chorégraphie originale. Reprenant le découpage et la structure de la pièce, transmis par des générations de danseurs, il conçoit une chorégraphie éblouissante de virtuosité académique, entre fastueux ensembles et pas de deux. La somptuosité des décors et costumes imaginés par Ezio Frigerio et Franca Squarciapino recréent la splendeur de l’un des plus achevés et brillants chefs-d’œuvre du répertoire classique.

Ballet un prologue et en trois actes / D’après le conte de Charles Perrault

Musique: Piotr Ilyitch Tchaikovski / Chorégraphie et mise en scène: Rudolf Noureev d’après Marius Petipa (Opéra national de Paris, 1989) / Décors: Ezio Frigerio / Costumes: Franca Squarciapino / Lumières: Vinicio Cheli

Les Étoiles, les Premiers danseurs et le Corps de ballet

Orchestre de l’Opéra national de Paris / Direction musicale: Fayçal Karoui

dimanche

27 janvier

2019

à 17h




OPERA

Faust

de Gounod

ENREGISTRÉ À L’OPÉRA BASTILLE

 

Réalisation: François Roussillon
Durée : 3h04 plus un entracte

L’emblème de l’opéra français, l’un de ses plus grands succès – et en même temps quelque chose comme sa mémoire. Gounod se souvenait avoir eu le livre de Goethe sous le bras toute sa jeunesse, jusque dans les jardins de la Villa Médicis où il était pensionnaire. Vingt ans plus tard, Carvalho acceptait enfin de le lui commander et il eut raison : Faust fit les beaux jours du Théâtre-Lyrique puis de l’Opéra. De là, il conquit le monde entier et le Metropolitan de New York le choisit pour sa soirée inaugurale du 22 octobre 1883. Les plus grands chanteurs y ont laissé leur empreinte : Jean de Reszké ou Muratore en Faust, Faure – le créateur –, Maurel, Delmas ou Marcoux en Méphisto et, pour Marguerite, Christine Nilsson, Patti, Melba, Farrar, Garden… Peu d’ouvrages ont été autant aimés et bien traités que ce Faust… Et certes, plus fidèle qu’on ne l’imagine à Goethe, il inspire à Gounod un lyrisme juvénile et tourmenté, des douceurs et des frayeurs mémorables.

Opéra en cinq actes (1859) / Musique de Charles Gounod (1818-1893) / Livret de Jules Barbier et Michel Carré

Direction musicale: Alain Altinoglu / Mise en scène: Jean-Louis Martinoty / Orchestre et Chœur de l’Opéra national de Paris

Roberto Alagna, Faust / Inva Mula, Marguerite / Paul Gay, Méphistophélès / Tassis Christoyannis, Valentin / Angélique Noldus, Siebel / Marie-Ange Todorovitch, Dame Marthe / Alexander Duhamel, Wagner / Rémy Corazza, Faust vieux

dimanche

24 février

2019

à 17h




OPERA

Don Giovanni

de Mozart

ENREGISTRÉ AU FESTIVAL DE SALZBOURG

 

3h04 plus un entracte

 

Derrière ses hardiesses et sa quête effrénée des femmes, ce sont Dieu, les hommes et l’ordre du monde que Don Giovanni raille et défie. C’est en cela que sa chute sera inéluctable et son châtiment foudroyant. L’opéra de Mozart – un dramma giocoso, c’est-à-dire un drame joyeux – dit tout cela avec une force irrépressible. Le livret habilement troussé de Lorenzo da Ponte reprend le mythe de Tirso de Molina, dont Molière a aussi fait son Don Juan ; mais la musique de Mozart, dès l’ouverture, pare l’ensemble d’une dimension métaphysique qui dépasse de très loin l’anecdote. Don Giovanni est la quintessence du génie mozartien, une sorte d’absolu du genre, où le haut et le bas de la nature humaine se côtoient, où flirtent le tragique et le grotesque, le sublime et le dérisoire, les élans spirituels et les plaisirs de la chair. Le tout coulé dans la plus divine musique jamais écrite. Celle qui fera dire à Richard Wagner que Don Giovanni est « l’opéra des opéras ».

Dramma giocoso en deux actes (1787) / Musique de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) / Livret de Lorenzo da Ponte

Direction musicale : Christoph Eschenbach / Mise en scène : Sven-Eric Bechtolf / Orchestre Philharmonique de Vienne / Membres de l’Académie d’été Angelika Prokopp du Philharmonique de Vienne / Chœur Philharmonia de Vienne

Ildebrando D’Arcangelo, Don Giovanni / Tomasz Konieczny, Il Commendatore / Lenneke Ruiten, Donna Anna / Andrew Staples, Don Ottavio / Anett Fritsch, Donna Elvira / Luca Pisaroni, Leporello / Alessio Arduini, Masetto / Valentina Nafornita, Zerlina

dimanche

31 mars

2019

à 17h




OPERA

La Fanciulla del west

de Puccini

ENREGISTRÉ À L’OPÉRA BASTILLE

 

Présenté par Alain Duault
Réalisation : Andy Sommer
2h24 plus un entracte

« À cette curieuse époque, des gens venus de Dieu sait où groupèrent leurs forces dans ces lointaines terres de l’Ouest : à travers les aventures de Minnie, tombée amoureuse d’un bandit au grand cœur, Puccini offre à l’opéra son premier western, un théâtre des âmes au bout du monde, et, selon la rude loi du camp, oublièrent vite leur véritable nom, combattirent, rirent, jurèrent, aimèrent et accomplirent leur étonnante destinée d’une façon qui paraîtrait aujourd’hui incroyable. Nous sommes sûrs d’une seule chose, ils vécurent. » Telle est la citation que Puccini a placé au début de sa partition. En effet, comme dans le Paris de La Bohème ou le Japon de « Butterfly », c’est d’abord la vie qu’il va traquer jusqu’au Far West : les passions certes, mais surtout l’humanité, la fraternité, la compassion.
Dans le saloon Polka, les chercheurs d’or pensent leur mère restée en Italie et Minnie, derrière le bar, leur lit la Bible. L’amour va se présenter à elle sous l’apparence d’un criminel mais Minnie, au-delà de l’apparence justement, va voir son bon cœur et la possibilité du bonheur. Après la littérature et en même temps que le cinéma, Puccini donne à l’opéra son premier western, un théâtre des âmes au bout du monde, entre rires et larmes, à la fois exotique et bouleversant. Créé au Metropolitan Opera de New York en 1910, cet authentique chef-d’œuvre fait enfin son entrée au répertoire de l’Opéra de Paris.Opéra en trois actes de Giacomo Puccini (1910) / Livret de Guelfo Civinini et Carlo Zangarini / D’après la pièce The Girl of the Golden West de David Belasco

Direction musicale: Carlo Rizzi / Mise en scène: Nikolaus Lehnhoff / Décors: Raimund Bauer / Costumes: Andrea Schmidt-Futterer / Lumières: Duane Schuler / Vidéo: Jonas Gerberding / Chorégraphie: Denni Sayers
Chef du Chœur: Patrick Marie Aubert

Orchestre et Chœur de l’Opéra national de Paris

Nina Stemme, Minnie / Claudio Sgura, Jack Rance / Marco Berti, Dick Johnson / Roman Sadnik, Nick / Andrea Mastroni, Ashby / André Heyboer, Sonora / Emanuele Giannino, Trin / Roberto Accurso, Sid / Igor Gnidii, Bello / Eric Huchet, Harry / Rodolphe Briand, Joe / Enrico Marabelli, Happy / Wenwei Zhang, Larkens / Ugo Rabec, Billy Jackrabbit / Anna Pennisi, Wowkle / Alexandre Duhamel, Jake Wallace / Matteo Peirone, José Castro

Production du Nederlandse Opera, Amsterdam

dimanche

28 avril

2019

à 17h

en partenariat avec FraProd

 

Tarif : 14€ / 10€ (-16 ans, chômeurs, lycéens)